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Masters Madrid - Terre bleue : pourquoi les joueurs voient rouge

Publié le : 11-05-2012 | Catégorie : Articles Complets

 

Nadal fait la moue. La séance d’entraînement qu’il a programmée à l’avant-veille de son entrée en lice au Mutua Madrid Open ne dissipe pas ses craintes. Sur la réserve dans ses déplacements, il râle beaucoup contre l’état du terrain. L’Espagnol se sent personnellement obligé de passer le filet de manière très appliquée en montrant au personnel de l’entretien comment bien lisser le court. Tout ceci avant de se plaindre longuement auprès de son oncle Toni à la fin de la séance. Prémonition ? Quelques jours plus tard, il quittera le tournoi en peinant à maîtriser sa colère contre les conditions de jeu. La terre battue bleue dans la Caja Mágica faisait beaucoup parler d’elle avant l’ouverture du quatrième Masters 1000 de la saison. Au cinquième jour de compétition, la polémique est plus vive que jamais.

Depuis leurs premiers pas sur la terre bleue la semaine dernière, la très grande majorité des joueurs et joueuses ont fait part de leurs réserves concernant cette nouvelle surface. Gaël Monfils, chaussettes maculées de bleu et souvent déséquilibré sur ses reprises d’appuis à l’entraînement, a déclaré avoir “ l’impression de jouer avec des patinettes ”. “Ce n’est pas du tennis ” a asséné Djokovic après son premier tour difficilement gagné face à Daniel Gimeno-Traver. Devant Manolo Santana, directeur du tournoi, installé au premier rang lors de cette conférence de presse, le numéro un mondial insistait : “Depuis que je suis ici je n’ai pas rencontré un seul joueur ou joueuse content de cette surface… ”

Mais que reprochent exactement les joueurs à cette terre battue bleue ? “Ça n’a rien à voir avec la terre normale”, constatait Gasquet, fraîchement débarqué d’Estoril où il venait de s’incliner en finale face à Juan Martin Del Potro. “On dirait une patinoire, reprenait-il après sa défaite au troisième tour face à Federer. C’était plutôt un match entre Joubert et Candeloro ”. Djokovic suggérait lui, de “ venir avec des chaussures de foot ou de demander des conseils à Chuck Norris pour ne pas glisser”, précisant “avoir seulement joué cinq points normalement” après son premier tour. “Le reste du temps, j’essayais de mettre la balle dans le court, et c’était compliqué car quand on glisse tout le temps, on n’est jamais bien placé ”. La terre madrilène est tellement glissante que Nadal aurait aimé pouvoir jouer avec des chaussures pour gazon mais une règle de l’ATP l’en a empêché. Le central est même le court le plus glissant de tous. Au cours du match Nadal-Verdasco, le responsable de l’entretien a même chuté sur ce court au moment de l’arroser…

Quarante fois plus chère que la terre ocre

Fernando Verdasco intervient dans le procès de la terre bleue : “L’an dernier les courts étaient de couleur ocre et je me souviens qu’on glissait déjà beaucoup ”. Depuis lundi, d’autres voix soulignent que le problème viendrait de la fabrication des courts en terre plus que de cette fameuse couleur bleue. La terre n’accroche pas et la surface n’absorbe pas bien l’eau. On ne compte plus le nombre de matches interrompus quelques minutes après chaque arrosage, le temps de passer et repasser le filet pour que le terrain ait fini de boire…“Nous savons qu’il y a un problème, bien sûr. Les courts sont très glissants, quelque chose ne fonctionne pas bien”, reconnaît Manolo Santana. L’ex-champion espagnol confie aussi que ses équipes travaillent jour et nuit pour améliorer les conditions de jeu. Les moyens d’y parvenir semblent exister. Gilles Simon regrettait cette semaine que “l’argent investi dans cette innovation n’ait pas été utilisé pour améliorer la qualité des courts ”. L’argent investi ? 6000 euros la tonne pour la terre bleue contre 150 euros pour la même quantité de terre ocre.

Les organisateurs assurent qu’en dehors de la couleur, la terre bleue est identique à la terre ocre et que les différences constatées par les joueurs – notamment un rebond plus bas pour les balles slicées – ne peuvent pas être dues à la teinte. Ion Tiriac nous rappelait avant le tournoi que l’US Open s’est disputé entre 1975 et 1977 sur une terre gris-verte. Il y a quelques semaines, le tournoi WTA de Charleston a aussi eu lieu sur une telle surface sans le moindre buzz. Mais l’argument de la comparaison est court : cette terre appelée Har-Tru, est composée à partir d’une roche métamorphique broyée, type granit, que l’on trouve en abondance dans les montagnes de Virginie. Sa couleur est obtenue de façon naturelle. Elle est plus dure et plus rapide mais tout aussi jouable, sans prétendre être une jumelle de la terre européenne. L’étude du processus de fabrication de la terre bleue de Madrid, elle, soulève bien quelques doutes quant à sa similarité avec la terre ocre. Pour pouvoir teinter cette terre en bleu, il est nécessaire de supprimer l’oxyde ferrique contenu dans le matériau d’origine avant de pouvoir y ajouter du colorant. Or, si l’on modifie la composition d’une matière, on est susceptible d’en modifier aussi les caractéristiques et propriétés.

Un coup marketing

Le principal argument de Ion Tiriac, le propriétaire du tournoi pour expliquer le choix de cette couleur est qu’elle “permet d’augmenter le contraste entre la balle jaune et les courts améliorant donc la visibilité pour les téléspectateurs ». L’ex-joueur roumain, très friand d’innovations (il n’avait pas hésité à remplacer les ramasseurs de balles par des top-models pour créer le buzz en 2009) oublie l’étrange coïncidence qui veut que le coloris des courts soit la même que celle du code couleur utilisée par le sponsor principal Mutua Madrileña. D’un point de vue marketing, l’opération de Tiriac, homme d’affaires avisé, est plutôt réussie puisque les médias ont largement relayé cette nouveauté, stimulant ainsi l’intérêt du public désireux de se faire sa propre opinion sur le sujet. D’un point de vue esthétique, ce bleu s’accorde parfaitement avec l’ambiance métallique créée par l’architecte de la Caja Mágica, le Français Dominique Perrault.

Quelle que soit la responsabilité de la couleur bleue dans la qualité du terrain, Madrid dégage tout, sauf l’impression d’être un tournoi sur terre battue. Le contraste est saisissant avec l’ambiance traditionnelle que l’on retrouve sur tous les tournois sur terre battue en Europe ou en Amérique du Sud. On ne ressent pas cette impression de chaleur, de lutte presque animale, qui rappelle un peu les ambiances de corridas lorsque le soleil se marie à la perfection avec l’ocre de la terre, une ambiance de fête que l’on n’a pas encore vraiment ressentie lors de cette édition du tournoi de Madrid.

Difficile de savoir aujourd’hui si l’expérience se reproduira l’an prochain car les récentes déclarations de Nadal et de Djokovic, qui ont menacé de ne pas disputer le tournoi si aucun changement n’était apporté d’ici là, risquent de peser lourd dans la balance lors des réunions prévues entre les joueurs, l’ATP, la WTA et les organisateurs dès la fin de ce tournoi. Bien décidés à conserver le bleu, les organisateurs ne pourront pas ignorer les menaces des joueurs, surtout celle de Nadal, véritable idole en Espagne et principale attraction du tournoi pour le public madrilène. Quel que soit le vainqueur dimanche, on reparlera de cette terre bleue dans les prochaines semaines, mais ses jours semblent comptés.

Masters Madrid - Nadal, séisme de magnitude 7

Publié le : 11-05-2012 | Catégorie : Articles Complets

 

Une défaite de Rafael Nadal sur terre battue, c’est, par nature, un tremblement de terre. Peu importe qu’elle soit bleue, ocre, jaune ou noir. Le Majorquin a placé la barre si haut sur sa surface fétiche, il a tant banalisé l’invraisemblable que le moindre accroc apparait comme une catastrophe. Nadal, sur terre, a perdu dix-neuf matches dans sa carrière, en comptant celle concédée à Madrid jeudi contre Fernando Verdasco. Mais douze d’entre elles datent d’avant sa première victoire à Roland-Garros en 2005. Depuis, en sept ans, il n’a perdu que… sept fois. Surréaliste. Verdasco n’est que le cinquième joueur à faire tomber l’ogre de l’ocre sur cette période après Federer, Djokovic, Ferrero et Söderling.

C’est donc forcément un évènement. La question est de savoir s’il s’agit d’un épiphénomène ou s’il faut y voir le préalable de soucis majeurs pour Nadal à dix jours de Roland-Garros. L’argument le plus fort avancé pour minimiser la défaite du numéro deux mondial, c’est la surface. Cette désormais trop fameuse terre battue bleue. En gros, Nadal aurait-il succombé si tôt dans un autre tournoi, sur une terre « normale »? Mercredi, après sa victoire contre Davydenko pour son entrée dans la compétition, il avait fait part à nouveau de sa réticence pour l’innovation madrilène. « Mais si je perds ici, ce ne sera pas à cause de la terre battue bleue mais parce que mon niveau n’aura pas été assez bon », s’était-il empressé de préciser.

Verdasco: « Pour moi, la couleur n’est pas le problème »

Jeudi soir, le discours avait changé. Sans se réfugier derrière une excuse quelconque, Nadal avait du mal à considérer son revers comme un véritable échec sur terre battue. « Je le compte comme une défaite, a-t-il simplement dit. Après, une défaite sur terre? Ce n’est pas à moi de le dire, je ne suis personne pour dire cela, mais je sais ce que j’en pense au fond de moi. » Le message est assez clair. Il a perdu sur terre battue bleue. Pas sur terre. Pour Nadal, les valeurs sont nivelés à Madrid. « N’importe qui peut gagner », a-t-il envoyé après sa défaite. Lui ne peut s’exprimer pleinement, il n’est pas lui-même. Pour le sextuple vainqueur de Roland-Garros, c’est donc bien le contexte azuré du Masters 1000 de Madrid qui permet d’expliquer sa sortie prématurée. Rappelons que c’est tout de même la première fois depuis Roland-Garros 2009 qu’il disparait avant le dernier carré d’un tournoi sur terre.

Toujours en vie, Novak Djokovic a laissé entendre que, pour lui aussi, les résultats du tournoi de Madrid devraient être considérés avec une grande prudence. Ici, tout peut arriver vu les circonstances. Même ce qui s’est passé jeudi. « Le gagnant sera celui qui aura réussi à ne pas se blesser », juge le Serbe, abondant dans le sens de son dauphin au classement mondial: ici, il n’est pas possible de jouer comme ailleurs. Visiblement agacé par ce qu’il perçoit comme une façon de minimiser sa victoire, Fernando Verdasco a répondu à son habituel bourreau devenu victime. « Chaque joueur a ses propres opinions et chacun est libre de dire ce qu’il veut, a-t-il soufflé. S’il croit que le court bleu lui porte préjudice, c’est sûrement le cas. Pour moi, la couleur n’est pas le problème. Le court glisse, mais c’est la façon dont ils la font, parce que l’an dernier, c’était déjà glissant. » L’an dernier, Nadal n’avait été battu que par Djokovic en finale.

Une chose est sûre: même sur ce court qu’il n’aime pas, Nadal a compté à deux reprises un double break d’avance dans le troisième set. Il aurait dû gagner ce match. Mettre sur le dos de la surface ses quatre services perdus dans la dernière manche parait exagéré. Cette défaite est une alerte pour lui. Sera-t-elle une parenthèse? Après ses victoires à Monte-Carlo et Barcelone, difficile de voir dans ce printemps 2012 le signe d’un déclin terrien. Avant le match contre Verdasco, Rafa n’avait pas encore perdu un set sur terre cette année. Rome, ultime répétition avant Roland-Garros, permettra d’en savoir plus sur la vraie nature du séisme castillan. En attendant, jusqu’à preuve du contraire, Nadal reste Nadal. Au bénéficie du doute. Et du bleu.

Masters Madrid - "C’était Joubert contre Candeloro"

Publié le : 10-05-2012 | Catégorie : Articles Complets

 

Pas de nouveau miracle Richard Gasquet. Opposé à Roger Federer, en huitième de finale du Masters 1000 de Madrid, le Français a été sorti par le N.3 mondial sûr de son fait (6-3, 6-2). Le Suisse, qui avait peiné la veille face au Canadien Milos Raonic (4-6, 7-5, 7-6), a bien mieux maîtrisé le Français au 3e tour. Le Biterrois restait pourtant sur un beau succès face à l’Helvète, l’an passé à Rome, déjà en huitième de finale, où il s’était imposé après avoir perdu le premier set et au bout de deux jeux décisifs.

Mais il n’a pas pesé lourd jeudi face au Suisse, impérial sur sa première balle de service (87% de points marqués) et auteur de 20 coups gagnants de plus que son adversaire (31 contre 11). « La surface est vraiment très différente des terres classiques, c’est très étonnant, et le central est encore plus rapide que les autres. Ce court est une vraie patinoire! C’était un peu Joubert contre Candeloro!, ose même le Français sans attribuer les rôles… « On voyait bien que Rafa ne prenait aucun appui, même comme ça il aurait dû gagner mais ce n’était vraiment pas le Rafa qu’on connaît. Ils auront l’air « cons » mais il faut revenir à la terre battue classique. »

« Tout était différent ce jour par rapport à hier, a estimé le Suisse. Les points au service ne commençaient pas de la même façon, j’ai joué un match intelligent pour m’en sortir. » Roger Federer rencontrera au prochain tour David Ferrer, qui est redescendu à la 6e place mondiale depuis un mois. « C’est un très bon joueur, ça va être compliqué, on a eu plusieurs matches serrés », a estimé le Suisse. L’Espagnol ne l’a encore jamais battu en douze rencontres, mais il paraitrait que la terre battue bleue peut aussi casser les séries…

Masters Madrid - "Soit les organisateurs changent cette surface…"

Publié le : 10-05-2012 | Catégorie : Articles Complets

 

A un set partout, 5-2 dans le troisième en votre faveur, vous sembliez contrôler le match. Que s’est-il passé ?

R.N. : Je ne contrôlais pas le match, à aucun moment. Je ne savais pas comment gagner les points tout au long du match. Le déplacement est très important pour moi, c’est la base de mon jeu mais je ne pouvais pas bouger. Mais j’ai perdu parce que je n’ai pas été assez bon, il a joué mieux que moi.

Pourquoi ne saviez-vous pas comment gagner les points, c’est à cause de cette terre particulière ?

R.N. : Si vous avez vu le match vous connaissez la réponse (sur un ton assez sec, NDLR).

Que pensez-vous de cette surface ?

R.N. : On en a déjà beaucoup parlé, l’ATP, le tournoi peuvent faire ce qu’ils veulent… Moi j’ai fait de mon mieux pour me préparer, mais je n’ai pas été assez bon pour m’habituer à cette surface et je serai triste que ça soit la même chose l’année prochaine.

Pensez-vous que c’est une erreur de la part du tournoi ?

R.N. : Le tournoi est bon, mais la décision est mauvaise. Je ne veux pas parler de ça, il faut juste reconnaître qu’il a mieux joué que moi, ce n’est pas à cause du court car c’est la même chose pour les deux joueurs, il s’est simplement mieux adapté que moi. Mais ce n’est pas l’idéal en plein milieu de la saison sur terre, c’est une surface complètement différente, si vous mettez Cincinnati sur herbe juste avant l’US Open les joueurs se plaindront de la même façon.

Vous avez tenté de vous adapter…

R.N. : Oui je suis un professionnel, c’est pour ça que j’avais décidé d’arriver dès le jeudi précédent le début du tournoi, ce que je ne fait jamais sur les autres tournois, pour essayer de m’adapter.

Quelles conséquences ce tournoi peut-il avoir pour la suite de la saison sur terre ?

R.N. : Ça déstabilise complètement le jeu, c’est un jeu différent de ce qu’on fait d’habitude et c’est évident que j’arriverai moins confiant à Rome. Soit les organisateurs décident de changer cette surface, soit je devrais malheureusement mettre un tournoi de moins à mon programme la saison prochaine.

Vous voulez dire que vous ne jouerez pas à Madrid l’an prochain ?

R.N. : Cela ne me plait pas d’envisager cette possibilité car c’est un tournoi que j’aime, à domicile, mais je suis fatigué de devoir corriger mes mouvements sur chaque frappe, de compenser et de risquer de me faire mal à la hanche.

Considérez-vous ce match comme une véritable défaite sur terre battue ?

R.N. : Je le compte comme une défaite. Après, une défaite sur terre? Ce n’est pas à moi de le dire, je ne suis personne pour dire cela, mais je sais ce que j’en pense au fond de moi. Bravo à Fernando, il a été meilleur et je suis très heureux pour lui, mais triste pour moi et voilà.

En regardant les différents matches cette semaine, on a l’impression que ceux qui ne sont pas très à l’aise sur terre se déplacent mieux ici ?

R.N. : Non, je ne sais pas, mais ceux qui se déplacent bien sont moins bons sur cette surface, c’est un fait. On ne peut pas prendre d’appuis, je commençais avec les points perdus d’avance.

Avez-vous déjà été breaké trois fois de suite comme dans le troisième set aujourd’hui ?

R.N. : Pas trois mais quatre ! Et c’est trop pour espérer atteindre le tour suivant, donc je vais à Rome.

Pensez-vous que la terre bleue doive être maintenue l’an prochain ?

R.N. : Non, pour moi il faut que la terre soit normale, ocre.

On a l’impression que les différences de niveau sont moins importantes sur cette surface ?

R.N. : La surface diminue les différences de niveau car d’habitude les meilleurs font la différence sur des détails comme la précision, les appuis. Moi le premier, je fais la différence avec le contrôle qui se fait avec les jambes et ici on ne peut pas prendre d’appuis solides. Alors oui, n’importe qui peut gagner. Mais évidemment celui qui gagnera le méritera car il aura su s’adapter à la superficie… ce que je n’ai pas su faire.

Masters Madrid - L’incroyable défaite de Nadal

Publié le : 10-05-2012 | Catégorie : Articles Complets

 

Plus d’infos à suivre…

Masters Madrid - Tsonga et Monfils sans solution

Publié le : 10-05-2012 | Catégorie : Articles Complets

 

Deux éliminations en deux matches. Tel est le bilan français à mi-journée des huitièmes de finale du Masters 1000 de Madrid, avant les matches de Gilles Simon face à Janko Tipsarevic et de Richard Gasquet face à Roger Federer. Jo-Wilfried Tsonga et Gaël Monfils ont été poussés vers la sortie par Alexandr Dolgopolov et Tomas Berdych, bien plus à leur aise sur la terre battue bleue madrilène que les deux Français.

Tsonga continue son chemin de croix sur surface ocre en préparation de Roland-Garros. Après John Isner en Coupe Davis, Gilles Simon à Monte-Carlo et Tommy Haas la semaine dernière à Munich, le Manceau a chuté face à Alexandr Dolgopolov qu’il affrontait pour la première fois sur terre battue. Cet Ukrainien, 20e mondial, avait déjà accroché le Français à son tableau de chasse à l’Open d’Australie et au Masters de Miami l’an passé, pour mieux recommencer en Espagne au terme d’un match accroché où les approximations du Français ont été payées cash.

Gaël Monfils, encore un peu juste après une absence de six semaines, a été mangé tout cru (6-1, 6-1) par le Tchèque Tomas Berdych, jeudi en 3e tour du Masters 1000 de Madrid. Le Français, tête de série N.12, qui faisait sa rentrée à Madrid après être resté pendant un mois et demi à l’écart des courts pour une blessure aux abdominaux, n’a rien pu faire face au récent demi-finaliste à Monte-Carlo. « Non, je ne suis pas K.-O., relativise le 14e joueur mondial. Berdych a fait un bon match, je n’ai pas trouvé les solutions. Je ne me dis pas que j’ai du retard (en vue de Roland-Garros, ndlr). J’ai encore un tournoi la semaine prochaine à Rome. Je vais essayer de le préparer du mieux possible. »

Monfils n’a inscrit que 19 points, contre 52 à Berdych, et seulement 4 sur le service du Tchèque, bien trop puissant et précis. Berdych, qui avait déjà battu le Parisien cette année en finale à Montpellier, a récité son tennis et s’annonce comme un véritable outsider dans ce tournoi. Le Tchèque, demi-finaliste à Roland-Garros en 2010, sera opposé en quart de finale à Rafael Nadal, si l’Espagnol bat, comme probable, son compatriote Fernando Verdasco (N.15), et devrait proposer un vrai test au N.2 mondial.

Masters Madrid - Monfils sans solution

Publié le : 10-05-2012 | Catégorie : Articles Complets

 

Gaël Monfils, encore un peu juste après une absence de six semaines, a été mangé tout cru (6-1, 6-1) par le Tchèque Tomas Berdych, jeudi en 3e tour du Masters 1000 de Madrid. Le Français, tête de série N.12, qui faisait sa rentrée à Madrid après être resté pendant un mois et demi à l’écart des courts pour une blessure aux abdominaux, n’a rien pu faire face au récent demi-finaliste à Monte-Carlo. « Non, je ne suis pas K.-O., relativise le 14e joueur mondial. Berdych a fait un bon match, je n’ai pas trouvé les solutions. Je ne me dis pas que j’ai du retard (en vue de Roland-Garros, ndlr). J’ai encore un tournoi la semaine prochaine à Rome. Je vais essayer de le préparer du mieux possible. »

Monfils n’a inscrit que 19 points, contre 52 à Berdych, et seulement 4 sur le service du Tchèque, bien trop puissant et précis. Berdych, qui avait déjà battu le Parisien cette année en finale à Montpellier, a récité son tennis et s’annonce comme un véritable outsider dans ce tournoi. Le Tchèque, demi-finaliste à Roland-Garros en 2010, sera opposé en quart de finale à Rafael Nadal, si l’Espagnol bat, comme probable, son compatriote Fernando Verdasco (N.15), et devrait proposer un vrai test au N.2 mondial.

Masters Madrid - Nadal veut passer à autre chose

Publié le : 10-05-2012 | Catégorie : Articles Complets

 

Des mois qu’on lui en parle et qu’il en parle. Mercredi, Rafael Nadal a enfin foulé en compétition la trop fameuse terre battue bleue de Madrid, en balayant Nikolay Davydenko en deux sets (6-2, 6-2). L’Espagnol ne s’en est jamais caché, l’idée ne lui plaisait pas. Autant le dire tout de suite, maintenant qu’il a expérimenté la chose, il n’est pas plus emballé. « On (NDLR: les joueurs) a essayé que ça ne se passe pas mais… », a-t-il lancé en guise d’ultime regret mercredi après sa victoire face au Russe.

Nadal aurait aimé parler d’autre chose que de la couleur du court. Mais le sujet a été trop présent en amont pour ne pas revenir sur la table le jour de son entrée dans le tournoi. On le sent presque gêné d’être contraint de critiquer un tournoi qu’il apprécie et qui compte pour lui. « C’est l’un des meilleurs tournois du monde, avec les meilleures installations », souligne-t-il, comme pour préparer la salve suivante: « Le problème ne vient pas de Tiriac, Santana ou Moya mais de l’ATP. La vérité, c’est que les conditions ici sont complètement différentes des autres tournois sur terre battue. Si ça se passait à un autre moment, je serais le premier à supporter le tournoi mais pas dans ces conditions, au moment de la tournée sur terre. »

« Vu les circonstances, c’est un très bon match »

Cette histoire lui gâche manifestement la semaine d’autant que, facteur aggravant, il évolue à la maison. « Moi la seule chose qui me gène un peu, poursuit-il, c’est qu’on a très peu d’occasion de jouer à domicile. C’est vrai que c’est pareil pour tout le monde, c’est juste que nous les Espagnols, on aimerait que les conditions de jeu à domicile soient les plus adéquates pour nous et qu’elles soient telles qu’on les aime… » Bref, la terre battue bleue l’aurait moins dérangé en d’autres temps et en d’autres lieux. Mais pour autant, il ne cherchera aucune excuse si ça se passe mal pour lui. « On s’adaptera, on doit s’adapter, s’empresse-t-il de préciser. Si je perds ici, ça sera parce que mon niveau n’a pas été suffisamment bon, pas à cause des courts. »

Sur ce qu’il a montré mercredi, il n’y a aucune raison que ça se passe mal pour le numéro deux mondial. Agressif, il a étouffé le pauvre Davyydenko, Seul joueur sur le circuit à posséder un ratio victoires/défaites favorable face à Nadal en l’ayant affronté au moins dix fois. Mais le Russe, n’a pas existé cette fois. « Vu les circonstances, c’est un très bon match. Je suis content de la façon dont j’ai joué, c’est bien pour un premier tour. » Arrivé jeudi dernier à Madrid afin de se familiariser avec les courts, le Majorquin reste incontestablement le grand favori du tournoi. Le roi de la terre, c’est encore et toujours lui. Qu’elle soit ocre ou bleue n’y change rien. Et maintenant, promis, on passe à autre chose. « On en parle beaucoup trop, conclut-il. Moi je suis joueur de tennis, pas spécialiste des courts. »

Masters Madrid - Federer poussif, Nadal expéditif

Publié le : 09-05-2012 | Catégorie : Articles Complets

 

Roger Federer et Rafael Nadal ont connu des débuts contrastés à Madrid. Pour son retour à la compétition après près d’un mois et demi d’arrêt, le Suisse s’est imposé dans la douleur face au Canadien Milos Raonic. Une victoire arrachée en trois sets 4-6, 7-5, 7-6 (7/4) pour atteindre les huitièmes de finale où il sera opposé à Richard Gasquet (N.14).. Le numéro 3 mondial, toujours au moins demi-finaliste à Madrid ces sept dernières années, a longtemps été au bord du précipice. Dominé par un Raonic inarrêtable sur son engagement (86% de points marqués sur son premier service), il s’en est tiré à l’expérience. Raonic, 23e mondial, qui avait obtenu le meilleur résultat de sa carrière il y a deux semaines en quart à Barcelone contre Andy Murray, a joué crânement sa chance.

Impressionnant de puissance, Raonic a juste manqué de réalisme sur ses balles de break. Il s’en est procuré quatre dans le deuxième set, puis encore trois dans le troisième, sans pouvoir faire chavirer Federer, qui l’avait déjà battu en mars à Indian Wells.Mais les difficultés rencontrées par Federer face à Raonic ne présage en rien de la suite de son tournoi. L’an passé, pour son premier match à Madrid, il avait battu l’Espagnol Feliciano Lopez après trois tie-breaks et après avoir sauvé une balle de match. Il avait ensuite atteint les demi-finales, s’inclinant face à Rafael Nadal.

Federer-Gasquet en finale

A contrario, le numéro deux mondial a signé une mise en jambes réussie. Rafael Nadal est entré de la meilleure de manière possible dans le tournoi ce mercredi, en s’imposant (6-2, 6-2), face à un Davydenko totalement éteint. La promenade menée par le Majorquin aura duré 1h20 et n’aura laissé aucune chance au russe. Avec cette victoire, Rafa a signé son vingt-deuxième succès consécutif sur terre battue, où il n’a plus laissé un seul set à ses adversaires depuis le début du printemps. En huitièmes de finale, il tentera de se défaire de son compatriote Fernando Verdasco.

Son compatriote espagnol, David Ferrer s’est lui aussi débarrassé de son advseraire du jour, Stepanek, en deux sets (7-6, 6-2). Le Tchèque a résisté dans le premier set, où il s’est incliné au tie break. Mais l’Espagnol a bien maîtrisé sa fin de partie et a fait craquer son adversaire dans le deuxième set. Le numéro six mondial affrontera en huitièmes de finale un autre Espagnol, le vainqueur du match qui oppose Almagro à Granollers.

Masters Madrid - Simon au diapason

Publié le : 09-05-2012 | Catégorie : Articles Complets

 

Le tennis français a réussi un carton plein mercredi à Madrid. Après la triplette Gaël Monfils, Richard Gasquet et Jo-Wilfried Tsonga, qui a franchi le deuxième tour, Gilles Simon, programmé en dernière position sur le court Arantxa-Sanchez, a transformé le trio en quatuor. Il a battu l’Espagnol Guillermo Garcia-Lopez, qui a bénéficié d’une wild-card pour entrer directement dans le tableau final. Simon, tête de série N.9, a joué à sa main contre l’Espagnol, qui ne l’a jamais battu en trois matches. Il a su accélérer au bon moment pour breaker au septième jeu de chaque set, et n’a eu à sauver qu’une balle de break. Il rencontrera au prochain tour le Serbe Janko Tipsarevic (N.7), un joueur qui lui convient bien puisqu’il l’a toujours battu en quatre confrontations. Simon reste sur un beau succès contre le Serbe, à Monte-Carlo, où il s’était imposé en 8e de finale en trois sets (6-0, 4-6, 6-1).

Arrivé sans repère et à court de compétition à Madrid (il s’est arrêté six semaines suite à sa blessure aux abdominaux), opposé d’emblée à un joueur en pleine bourre qui vient de remporter un tournoi (Philipp Kohlschreiber, lauréat à Munich dimanche dernier), Gaël Monfils n’attendait quant à lui pas de miracle de sa semaine madrilène. Le voilà déjà en huitièmes de finale. Après son match plutôt convaincant mais très accroché contre Kohlschreiber, le Français a connu beaucoup moins de difficultés mercredi pour écarter Igor Andreev. Et pour cause, le Russe, sorti des qualifications, a abandonné. Monfils aura un défi beaucoup plus compliqué à relever jeudi puisqu’il sera opposé à Tomas Berdych. La dernière fois que les deux joueurs se sont croisés, c’était en début de saison, à Montpellier, en finale. Le match avait tourné à l’avantage de Berdych, vainqueur en trois sets.

Gasquet solide

Mention bien aussi pour Richard Gasquet, auteur d’un match propre face à Viktor Troicki. Le Biterrois garde le rythme après sa bonne semaine à Estoril, où il avait atteint la finale avant de s’incliner face à Juan Martin Del Potro. Très solide au service, il n’a pas concédé la moindre balle de break face au Serbe, remportant 83% des points aussi bien sur sa première que sur sa seconde balle. En huitièmes, Gasquet pourrait croiser la route d’un certain Roger Federer, si celui-ci se sort des griffes de Milos Raonic ce soir. Gasquet ne compte que deux victoires en onze matches contre le Suisse, mais ces deux succès ont été obtenus sur terre, dans un Masters 1000 (Monte-Carlo 2005 et Rome 2011).

Jo-Wilfried Tsonga a évité un couac similaire à celui de la semaine dernière à Munich, lorsqu’il avait chuté d’entrée contre Tommy Haas. Le Manceau retrouvait Ryan Harrison, qu’il avait dominé le mois dernier à Monaco en Coupe Davis. Comme sur le Rocher, Tsonga a livré une partie inégale. Dominateur lors du premier set, il a connu beaucoup plus de difficultés par la suite. En fin de seconde manche, l’Américain a menacé le numéro 5 mondial sur sa mise en jeu. Mais Tsonga s’en est tiré à l’expérience, au jeu décisif. Jeudi, il devra se méfier du fantasque Alexandr Dolgopolov.