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Masters Miami - Tsonga et Simon à la bagarre

Publié le : 23-03-2012 | Catégorie : Articles Complets

Jo-Wilfried Tsonga (N.6) a rejoint Gilles Simon au 3e tour de Miami (dur) en dominant Xavier Malisse pour son entrée en lice (7-5, 7-5), vendredi. Il affrontera le vainqueur de Gil – Kohlshreiber au tour suivant. Simon (N.13) a écarté de son côté le qualifié espagnol Bautista (6-4, 6-2).

Jo-Wilfried Tsonga, N.1 Français et tête de série N.6, s’est qualifié vendredi pour le 3e tour du Masters 1000 de Miami (dur) en battant le Belge Xavier Malisse, 75e mondial, 7-5, 7-5. Tsonga, éliminé en 8e de finale du Masters 1000 d’Indian Wells, rencontrera l’Allemand Philipp Kohlschreiber (N.32) pour une place en 8e de finale. Le Manceau a enregistré sa première victoire en sets secs face au vétéran belge, qui lui avait posé des problèmes par le passé.

Malisse avait en effet sorti Tsonga au 2e tour du Masters 1000 d’Indian Wells la saison dernière et n’avait perdu leur seul autre précédent match qu’en trois sets, dont un tie break (en quart de finale à Vienne en 2011). La tâche n’a de nouveau pas été des plus simples pour le Manceau, mené d’un break dès le début de la première manche. Il a pu débreaker puis a égalisé à 5-5 sur un jeu blanc avec deux aces. Le Belge a alors craqué au mauvais moment, lâchant sa mise en jeu sur un jeu blanc sans pouvoir passer un premier service, et Tsonga a ensuite pu servir pour le set avec deux autres aces.

De nouveau imprécis au service, Malisse a été breaké au 3e jeu de la seconde manche alors qu’il menait 40-0 et Tsonga a enchaîné avec deux jeux de service blancs. Mais le Belge est revenu dans la bagarre en débreakant pour mener 5-4. Tsonga a alors sorti un nouveau jeu de service blanc, son troisième du set et Malisse a encore balbutié sur son service, manquant une volée haute pour laisser un avantage décisif au Français. Tsonga a attendu sa deuxième balle de match pour s’imposer sur un service gagnant après 1h36 sur le court. Tsonga, qui a passé 57% de premiers services (11 aces), a fait preuve de réalisme sur ses occasions de break, en concrétisant 4 sur 6. Il a commis 20 fautes directes, qui ont été largement compensées par ses 35 coups gagnants.

Masters Miami - Federer, comme au bon vieux temps

Publié le : 23-03-2012 | Catégorie : Articles Complets

Roger Federer a posé ses raquettes à Miami en espérant réaliser le doublé Indian Wells – Miami comme il l’avait fait en 2005 et 2006, époque de sa toute puissance. Le Suisse entre en lice samedi face à Ryan Harrison.

Dans sa conférence de presse de début de tournoi à Miami, Roger Federer a tenu à placer lui-même un petit bémol face à l’idée que pas grand chose ne pouvait lui résister en ce moment. « Le simple fait que je joue bien en ce moment ne veut pas dire que ce n’est pas le cas des autres, assure le Suisse. Et honnêtement, je ne peux pas me permettre de déjà penser à gagner le titre. Je peux me retrouver dehors en une petite heure alors il faut que je fasse attention à ce que je dis. » Une petite heure ? Inutile de miser vos économies sur un tel scénario. Mais cette parenthèse de gentleman refermée, Federer n’a pas pu nier que le tournoi de Miami arrivait à point pour installer le doute dans l’esprit de ses rivaux : et s’il n’était pas devenu, tout simplement, le patron du circuit ?

Ses échecs en demi-finales à l’US Open 2011 et à l’Open d ‘Australie, en janvier, contredisent factuellement l’idée d’un retour au sommet. Mais son niveau de jeu actuel et sa capacité à empiler les trophées, que même Djokovic ne pratique plus à ce rythme en ce moment, sont omniprésents au moment d’ouvrir le deuxième Masters 1000 de la saison. S’il enchaîne deux succès à Indian Wells et Miami, Federer réalisera une performance qu’il n’a plus réussie depuis 2005 et 2006, années de sa toute puissance. « Le fait que j’ai joué de façon remarquable à Indian Wells en dépit des circonstances (il était malade durant les premiers jours) m’a donné beaucoup de confiance. Globalement, je suis heureux d’avoir pu gagner six de mes huit derniers tournois, c’est quelque chose de spécial. J’adorerais faire un nouveau doublé Indian Wells-Miami. Je sais comment faire mais je sais aussi combien c’est difficile. »


« J’ai juste une demi-finale à défendre »

Federer réfute cependant le terme de « pression ». Il en a vu d’autres. « Cela fait tellement longtemps que je suis sur le circuit que je sais comment gérer ces situations. » Sans nommer Djokovic et Nadal, finalistes l’an passé, Federer rappelle habilement qu’il a de bonnes raisons d’imaginer une issue intéressante pour lui sur le plan comptable, sauf accident avant les demi-finales. « Je ne suis pas le champion sortant, j’ai juste, si on peut dire, une demi-finale à défendre. Tout va vraiment très bien pour moi. Il faut que je mette les choses en place pour entrer correctement dans ce tournoi, c’est ma seule priorité du moment. »

Ce sera face à le jeune Américain Ryan Harrsion, 73e mondial, battu par Gilles Simon la semaine dernière à Indian Wells. Le joueur d’Austin court après une victoire référence en 2012, mais il avait donné du fil à retordre à Murray en ouverture de l’Open d’Australie. « Je pense qu’il a du talent et qu’il va grimper au classement cette année, pronostique le Suisse. C’est l’exemple classique du joueur Américain sur ciment mais il a aussi des dispositions pour défendre et pas mal de bonne confiance. Ce sera dur. » Il y a un an à Indian Wells, deux sets avaient suffi à l’ex numéro un mondial (7-6, 6-3). Après avoir dominé Isner en finale dans le désert californien, Federer ferait bien de s’habituer à jouer le rôle d’ennemi du public. Andy Roddick au troisième tour et Mardy Fish en quart de finale risquent d’être sur sa route. Mais l’issue que le circuit guette, c’est le premier Federer – Djokovic de la saison, en demi-finale. Pour voir la vérité des années 2005-2006 a des chances de se rééditer.

"Pourquoi vend-on des places pour Roland-Garros et Wimbledon?"

Publié le : 23-03-2012 | Catégorie : Articles Complets

Grève ou pas grève sur le circuit masculin ? Les joueurs se sont réunis mercredi à Miami pour faire le point sur les (nombreux) dossiers en cours. Rien de concret n’en est ressorti, mais la menace d’une grève reste latente et elle pourrait concerner un tournoi du Grand Chelem.

« Mais pourquoi continue-t-on à vendre des billets à Roland-Garros ou à Wimbledon alors qu’on  n’est pas sûr que ces tournois se disputent? » Cette phrase, publiée ce vendredi dans L’Equipe, est attribuée au Canadien Milos Raonic et montre que le monde du tennis est peut-être à la veille d’un séisme que celui-ci refuse de voir venir. Remis brutalement sur le tapis lors du dernier Australian Open, avec en vitrine les escarmouches inhabituelles entre Nadal et Federer, le dossier de la refonte du calendrier ATP a justifié encore quelques débats à Miami, où la caravane de l’ATP s’est posée en début de semaine pour le deuxième Masters 1000 de la saison.

Le moment est mûr pour que le sujet rebondisse. L’enchaînement Indian Wells et Miami, malgré le cadre paradisiaque et la générosité des dotations, constitue le moment de la saison le plus contesté par les joueurs. Passer un mois complet aux Etats-Unis pour seulement deux tournois aux formules inhabituelles, c’est une contrainte dont les joueurs – notamment européens, très majoritaires – se passeraient volontiers. Sans distinction d’origine, ceux-ci se sont retrouvés mercredi en Floride pour faire le point sur les dossiers en cours et évoquer l’hypothèse, latente, d’une grève.

Benneteau : « L’ATP ne va pas dans le sens des joueurs »

Pour marquer le coup, les joueurs n’hésiteraient pas à pratiquer le refus de jouer lors d’un majeur. Les joueurs contestent notamment que seuls 10% des bénéfices de ces tournois, organisés par la Fédération internationale (et non par l’ATP) soient distribués en prize money. Roland-Garros est le prochain sur la liste et serait menacé. Wimbledon arrive juste derrière et ne serait pas protégé par son prestige. Là où les Grands Chelems ont certainement le temps de voir venir, c’est que l’élite du tennis masculin mondial n’entretient pas un rapport de confiance extrême avec l’ATP, qui est censée représenter ses intérêts (notamment auprès de la FIT) tout en organisant le circuit selon des règles de rentabilité de plus en plus efficaces. « L’ATP ne va pas dans le sens des joueurs », rumine le Français Julien Benneteau dans L’Equipe en référence directe à l’enchaînement « débile » Indian Wells – Miami.

Des discussions de mercredi, il n’est rien ressorti de tangible. Roger Federer, qui fait partie du conseil des joueurs, et dont l’influence n’est pas contestée, a appelé « Ã  la patience » et à la « confiance en l’ATP ». Or, si les patrons du tennis mondial ne sont pas sur la même longueur d’ondes entre eux, ils ne sont pas non plus alignés sur le reste des joueurs. Rafael Nadal et Andy Murray ont déjà évoqué publiquement le risque d’une grève, en référence à l’engorgement du calendrier, mais ils font aussi partie des bénéficiaires d’un système contesté par la grande majorité des acteurs puisqu’il concentre les ressources sur l’élite de l’élite (environ un quart du prize money revient aux trois premiers mondiaux).

En janvier dernier, l’Ukrainien Sergiy Stakhovsky s’était fait le porte-parole de la classe moyenne du circuit ATP en constatant surtout l’écart considérable entre les trains de vie du circuit principal et du circuit challenger. Encore un autre combat… Entre 1990 et 2011, le prize money total est passé de 33,8 millions de dollars à 80,1 millions de sollars (+ 137%). Sur la même période, celui promis aux tournois Challenger a à peine doublé. « Le vainqueur mérite de gagner de l’argent. Mais essayons toutefois que la répartition soit un peu plus égalitaire », revendiquait Stakhovsky. L’extrême diversité des combats qui caractérise ce mouvement de grogne favorise à l’évidence la lenteur d’un consensus. Jusqu’à la prochaine fois. Dans un dossier récent sur le sujet, Andy Roddick a bombardé dans USA Today : « Nous sommes à deux doigts d’une guerre civile dans notre sport ». 

WTA Miami - S. Williams débute bien

Publié le : 22-03-2012 | Catégorie : Articles Complets

Serena Williams, dont le début de saison a été perturbé par un problème à une cheville, a réussi son entrée en lice dans le tournoi de Miami en se qualifiant facilement pour le 3e tour. L’Américaine a défait Zhang Shuai, tandis que Jelena Jankovic a pris la porte d’entrée.

La tête de série N.10, qui compte cinq titres à Miami (2002, 2003, 2004, 2007, 2008), a battu 6-2, 6-3 la Chinoise Zhang Shuai, 171e mondiale et invitée, et jouera l’Italienne Roberta Vinci (N.21) pour une place en 8e de finale. Avec ses problèmes à la cheville gauche, elle a vécu un début de saison en « gruyère » avec un abandon en quart de finale à Brisbane, son élimination à Melbourne et un week-end de Fed Cup victorieux avec les Etats-Unis contre le Belarus.

Kim Clijsters, qui elle non plus n’avait plus joué sur le circuit WTA depuis l’Open d’Australie (demi-finaliste) à cause d’un problème à une cheville, s’est qualifiée pour le 3e tour en dominant 6-2, 7-5 l’Allemande Julia Georges (N.14) au terme d’un match au scénario inverse qu’au 1er tour. La Belge, 37e mondiale, a pris un départ canon (avec un break d’entrée de jeu et seulement quatre points perdus au service au premier set) mais quelques sérieux hoquets au deuxième set, où elle a perdu quatre fois un avantage d’un break d’avance, dont une fois en servant pour le match à 5-4. Mercredi au 1er tour, elle avait connu des débuts laborieux avant de finir en trombe 4-6, 6-1, 6-0 face à l’Australienne Jarmila Gajdosova, 45e mondiale.

« Julia est une bonne joueuse et je savais en entrant sur le court qu’il faudrait que je joue un meilleur tennis (qu’au 1er tour) », a dit Clijsters, qui retrouvera au 3e tour sa compatriote belge Yanina Wickmayer (N.23). « C’est bien d’avoir eu ce premier match pour s’adapter à ces conditions de jeu, surtout le vent, qui rendent difficile le fait de servir. Ce vent, c’est le plus grand ajustement à faire mentalement dans ce tournoi. »

Jankovic à la trappe

Outre Georges, deux autres têtes de série sont tombées jeudi pour leur entrée en lice dans le tableau WTA. La Serbe Jelena Jankovic (N.13) a fait partie de ces victimes de marque à Miami, comme il y a deux semaines à Indian Wells (Californie). L’ex N.1 mondiale a été sévèrement battue 6-0, 6-3 en 61 minutes par l’Allemande Mona Barthel, 36e mondiale, qui avait donné du fil à retordre à la N.1 mondiale Victoria Azarenka dans un 2e tour de trois heures à Indian Wells. Dans le désert californien, Jankovic avait été éliminée en deux sets par l’Américaine Jamie Hampton, alors 99e mondiale et invitée, alors qu’elle sortait de deux demi-finales à Dubaï et à Kuala Lumpur.

Jankovic, 27 ans, n’a concédé que quatre balles de break à l’Allemande de 21 ans mais n’a été en mesure d’en défendre aucune. Agressée en retour de service, elle n’a pu gagner que 35% de ses points sur deuxièmes balles. En deux matches à Miami, Barthel a concédé quatre jeux en quatre sets. Elle s’était en effet imposée 6-1, 6-0 au 1er tour face à la Hongroise Greta Arn. Barthel, victorieuse cette année à Hobart du premier titre de sa carrière, est actuellement la N.5 Allemande derrière Andrea Petkovic (10e à la WTA mais blessée), Sabine Lisicki (13e), Angelique Kerber (14e) et Georges (17e).

Masters Monte Carlo - Federer, seul absent

Publié le : 22-03-2012 | Catégorie : Articles Complets

Le N.1 mondial Novak Djokovic et le septuple tenant du titre Rafael Nadal seront les principales têtes d’affiche du Masters 1000 de Monte-Carlo (15-22 avril) où Roger Federer manquera à l’appel. Jo-Wilfried Tsonga, Gilles Simon, Gaël Monfils et Richard Gasquet seront là.

Roger Federer devrait être le seul absent de marque du Masters 1000 de Monte-Carlo du 15 au 22 avril prochain. « On garde une wild card de côté pour Roger, on ne sait jamais, même s’il a beaucoup joué depuis le début de la saison. Il a déjà décidé par le passé de venir à la dernière minute », a déclaré le directeur, et ancien vainqueur, du tournoi Zeljko Franulovic lors de la présentation jeudi à Paris. Si Federer, N.3 mondial, devrait éviter le Rocher cette année, les six autres joueurs du Top 7 mondial ont tous prévus de venir, à commencer par Djokovic, résident monégasque mais absent l’an dernier.

Nadal, devenu en 2011 à Monte Carlo le premier joueur de l’histoire à remporter un tournoi sept fois d’affilée, visera lui un huitième titre de rang. Andy Murray et David Ferrer seront parmi ses principaux contradicteurs. L’Américain John Isner, 10e mondial, est également annoncé, une semaine après le quart de finale de Coupe Davis face à la France qui aura déjà lieu sur les courts du Monte Carlo Country Club du 6 au 8 avril. Côté français, les quatre joueurs les mieux classés, Jo-Wilfried Tsonga, Gilles Simon, Gaël Monfils et Richard Gasquet ont prévu de participer au premier grand rendez-vous de la saison sur terre battue.

WTA Miami - Le grand retour de Venus

Publié le : 22-03-2012 | Catégorie : Articles Complets

Venus Williams a disputé son premier match sur le circuit WTA depuis son forfait au 2e tour de l’US Open 2011, lorsqu’elle annonçait être atteinte d’une maladie auto-immune. L’Américaine, aujourd’hui 134e mondiale, a étrillé Kimiko Date-Krumm (6-0, 6-3) et aspire désormais à confirmer son retour.

Ce n’est pas encore une renaissance. Juste une réapparition pour l’instant. Face à la Japonaise Kimiko Date-Krumm, Venus Williams a disputé et remporté son premier match sur le circuit WTA depuis son forfait au 2e tour de l’US Open 2011. Soit depuis sa victoire au premier tour dudit tournoi du Grand Chelem face à l’anonyme Russe Vesna Dolonts (6-4, 6-3), le 29 août. Elle révélait alors être atteinte du syndrome de Goujerot-Sjörgen, une maladie auto-immune qui réduit l’énergie et provoque des symptômes handicapant pour la pratique du sport de haut niveau. Comme, très souvent, un assèchement de la bouche ou des douleurs articulaires.

« Je suis soulagée de connaître ce diagnostic et me concentre maintenant sur mon rétablissement et mon retour sur les courts », annonçait-elle. La fin officielle d’une saison 2011 déjà largement tronquée. Puisque depuis l’Open d’Australie, elle n’était apparue qu’à l’occasion de quatre tournois dont Wimbledon, où elle avait été éliminée en huitièmes de finale après avoir notamment déjà battu, au deuxième tour, Kimiko Date-Krumm. Elle avait rallié New York au 36e rang mondial.

134e mondiale

En janvier, Venus Williams faisait un premier retour à Worcester, mais au premier tour du Groupe mondial II de Fed Cup et en double. En compagnie de Liezel Huber, elle dominait la paire bélarusse composée de Darya Kustova et d’Anastasiya Yakimova (6-1, 6-2). « Je me sens mieux chaque semaine. Je crois que ça fait longtemps que je ne me suis pas senti aussi bien », savourait-elle dès son premier entraînement avant le match. Avec l’ambition déjà affichée de faire son retour en WTA. Et puis plus rien jusqu’à ce mercredi.

Expéditive face à son adversaire japonaise (6-0, 6-3), certes âgée de 41 ans, qu’elle a fait plier en 1h17 de jeu, l’actuelle 134e mondiale a mis à profit la wild-card qu’elle s’est vu proposer. Une victoire sur le court, où elle est apparue amaigrie, et sur la maladie. « Au lieu de foncer droit dans un mur, essaye plutôt de faire un pas en arrière et d’être intelligente, philosophait-elle pendant sa convalescence. J’ai encore besoin qu’on me dise de freiner. Un jour ce ne sera plus le cas. » Reste maintenant à retrouver ses sensations. Cet été auront lieu les Jeux Olympiques sur le gazon de Wimbledon et Venus Williams s’en est fait un objectif.

Azarenka, enfin une patronne

Publié le : 20-03-2012 | Catégorie : Articles Complets

Le circuit WTA a enfin une numéro un digne de ce nom en la personne de Victoria Azarenka. La Bélarusse, 22 ans, n’a pas connu la défaite en 2012 et a déjà empoché 4 titres dont l’Open d’Australie. Dimanche dernier, elle a encore humilié Maria Sharapova (6-2, 6-3) en finale du tournoi d’Indian Wells.

Le tennis féminin se cherchait une nouvelle reine. Pas un leader éphémère, comme Ana Ivanovic, ou contesté comme Caroline Wozniacki. Une patronne, une vraie. Depuis le début de l’année, Victoria Azarenka crève l’écran et la concurrence. Son bilan en 2012 : vingt-trois victoires, zéro défaite et 1800 points d’avance sur la plus proche poursuivante Maria Sharapova.

La Russe est la dernière victime en date de la finaliste du Masters 2011. A Indian Wells, elle a été avalée en deux sets, 6-2, 6-3, bousculée notamment par la qualité de retour de la n°1 mondiale. « Elle est extrêmement solide et provoque l’adversaire à se battre sur chaque point. Elle joue un tennis phénoménal en ce moment », reconnaissait « Masha », déjà humiliée en janvier par la Bélarusse en finale de l’Open d’Australie (6-3, 6-0). Victoria Azarenka a glané quatre titres cette saison. Déjà un de plus qu’en 2011.


« ÃŠtre la meilleure chaque jour »

Du haut de ses 22 ans, sa domination promet d’être longue puisqu’à ses qualités techniques s’ajoute un mental à toute épreuve. « Je donne la même importance à tous les matches, que ce soit la finale de l’Open d’Australie ou le premier tour d’un autre tournoi, confie l’intéressée. Il est important de toujours se donner à fond, même quand on ne se sent pas très bien. » Et elle ne fait pas semblant. A Indian Wells, hormis un deuxième tour compliqué face à l’Allemande Mona Barthel (6-4, 6-7, 7-6), elle a étrillé tous ses autres adversaires en moins d’une heure et demie. En quart, Agnieszka Radwanska, n°4 mondiale, a d’ailleurs sauvé son honneur in extremis en breakant lorsque la Bélarusse servait pour le match à 6-0, 5-0.

La domination est sans partage et, pour l’heure, on l’imagine mal baisser de rythme. « Je ne me concentre pas sur ma place de n°1, j’essaye juste d’être la meilleure chaque jour », dit-elle. Depuis janvier, Victoria Azarenka a battu neuf fois une joueuse membre du Top 10. Il ne manque à son palmarès de 2012 que Serena Williams, Petra Kvitova (contre qui elle reste sur une défaite en finale du Masters) et Caroline Wozniacki. La Danoise, numéro un mondiale pendant 67 semaines avant de céder son fauteuil à la Bélarusse, ne paraît pas en mesure de reprendre son bien avant un bon moment : elle est, depuis lundi, sixième du classement WTA.

Mais si la concurrence semble tomber en décrépitude, Victoria Azarenka doit encore se méfier de Maria Sharapova. La Russe, 24 ans malgré une expérience hors-norme à son âge (elle avait 15 ans lorsqu’elle disputait l’Open d’Australie en 2003), risque fort de la retrouver souvent sur son chemin à chaque tournoi auquel elles prendront part toutes les deux. Gare à Petra Kvitova aussi. La Tchèque, seulement 22 ans elle aussi, a remporté six tournois en 2011 dont Wimbledon, et aura peu de points à défendre à Roland-Garros (huitièmes de finaliste) et à l’US Open (éliminée au premier tour). Le « must » du tennis féminin pourrait être un cerbère. Mais Victoria Azarenka ne laisse même pas de miettes dans son festin de cette année. Il y a un ogre, c’est tout. Depuis le temps qu’on le réclamait, on ne va pas s’en plaindre.

Masters Miami - Isner en pleine croissance

Publié le : 20-03-2012 | Catégorie : Articles Complets

L’Américain John Isner (2,06m) a impressionné la semaine dernière à Indian Wells où il a atteint la finale, seulement battu par un fantastique Roger Federer. Les cadors du circuit commencent d’ailleurs à s’en méfier. Le voilà depuis lundi dans le Top 10 du classement ATP. Et ça pourrait durer.

« C’était super amusant. » John Isner a vécu une belle semaine à Indian Wells. Un week-end de folie, surtout, puisqu’en plus d’atteindre la finale du simple et du double, il a intégré, lundi matin, le Top 10 de l’ATP pour la première fois de sa carrière. Ce classement était entendu dès le samedi, après sa victoire sur le n°1 mondial Novak Djokovic en demi-finale. « Je n’ai plus qu’à lui serrer la main et le féliciter », soufflait après coup le Serbe.

Face à un Roger Federer des plus grandes heures, l’Américain, émoussé, n’a pas pu faire grand-chose dans sa première finale en Masters 1000. Le Suisse, tout de même contraint de passer par un tie-break (7-6, 6-3), était pourtant déjà tombé sous les coups de boutoir du géant en Coupe Davis, le 10 février (4-6, 6-3, 7-6, 6-2). Une grosse surprise qui n’en est plus une aujourd’hui. Car John Isner a du talent à revendre et il sait hausser son niveau de jeu face aux gros poissons du circuit.

Depuis son succès sur l’homme aux seize titres du Grand Chelem en Coupe Davis, l’Américain n’a pas su faire respecter son statut de tête de série n°1 aux tournois de Delray Beach (250 Series) et de Memphis (ATP 500). Mais il s’est définitivement révélé à Indian Wells. Les Bleus, prochains adversaires des États-Unis en quarts de finale de la Coupe Davis, sont prévenus.

Isner « comme tous les grands joueurs »

Les ténors du circuit n’en font pas un feu de paille. « A mon avis, il sera dans le Top 20 ou le Top 10, voire encore plus haut, pendant un long moment » : attention, c’est maître Federer qui le dit. Car John Isner n’est plus seulement un gros serveur. Il a élargi sa palette et, s’il n’est pas encore totalement souverain quand l’échange s’éternise, il réussit quand même à remporter quelques rallyes de belle manière. « Des fois, il me sortait des coups incroyables depuis le fond du court », confiait, admiratif, Novak Djokovic après leur demi-finale en Californie. Le plus grand membre du Top 10 de l’histoire (2,06m) assure aussi à la volée et les meilleurs retourneurs du monde, comme le « Djoker » par exemple, ne l’effraient plus. Surtout, son enchaînement service-coup droit est une arme lourde.

Mieux encore, le guerrier de Wimbledon (auteur du match le plus long de l’histoire avec Nicolas Mahut en 2010) est à l’aise dans ses déplacements malgré sa taille. Et sur toutes les surfaces. « Comme tous les grands joueurs », affirme Roger Federer. Une polyvalence et une progression en flèche qui, malheureusement, arrivent un peu tard. Passé pro en 2007, John Isner va fêter le mois prochain ses 27 ans. Mais il ne regrette pas de s’être assis sur les bancs de l’université de Georgie avant d’animer les courts. « ÃŠtre passé par la fac m’a enlevé pas mal de pression quand j’ai décidé de devenir pro. Je savais que j’avais un diplôme », raconte-t-il.

Quand il quitte le campus de Georgie, il est seulement 416e mondial. Mais perce vite et gravit les échelons. « Jamais je n’aurais imaginé après la fac que j’intégrerais un jour le Top 10, avoue l’Américain. Maintenant que j’y suis, je sens que je peux aller encore plus haut. » Atteindre le Top 5 ? Jouer les trouble-fête au firmament de la hiérarchie ? On saura sans doute rapidement.

Masters Miami - Nadal : “Depuis que j’ai 7 ans, je travaille chaque p… de jour"

Publié le : 20-03-2012 | Catégorie : Articles Complets

Ces derniers temps, Rafael Nadal n’avait pas la tête au tennis. Soupçonné de fraude fiscale, irrité par la polémique avec les Guignols, toujours sans solution face à Djokovic, il a vécu un mois de février compliqué. Dans L’Equipe, il assure vouloir tourner la page et penser uniquement à son jeu.

Les accusations de fraudes fiscales: « 

Ça m’a fait mal »

Accusé par le quotidien El Mundo de n’avoir payé que 0,02% d’impôts sur les bénéfices de son groupe d’entreprises (Aspemir) entre 2006 et 2011, le roi de la terre battue a très mal vécu d’être pointé du doigt de la sorte, « surtout pour les gens en Espagne qui vivent une période difficile économiquement ». Si le numéro 2 mondial reconnait  avoir volontairement basé sa société dans le Guipúzcoa, une province basque espagnole à la fiscalité avantageuse, il nie toute volonté de fraude. Une enquête a cependant été ouverte par l’administration fiscale locale.

« Moi, je suis joueur de tennis et j’ai déjà suffisamment de problèmes à régler qui sont liés à ma profession pour ne pas m’occuper aussi de tout ça, précise Nadal. Mais quand la presse a commencé à sortir ces histoires de prétendues fraudes, c’était tout sauf agréable. Et, surtout, c’était faux. Tout a été fait dans la légalité, je paie tous mes impôts en Espagne, se justifie-t-il. J’ai fait ce que j’avais à faire, j’ai dit ce que j’avais à dire. À moi, ça m’a fait mal. »

Le dopage et la polémique avec les Guignols: « 

En France vous doutez de tout le monde »

« C’est une campagne contre l’Espagne en général, et contre le sport espagnol ». En février dernier, Rafel Nadal avait comme le reste de l’Espagne réagi avec une indignation passionnée aux insinuations de dopage des « Guignols de l’infos ». Aujourd’hui, le Taureau de Manacor veut calmer le jeu… tout en « trouvant injuste ces sketchs qui risquent de créer une opinion négative » sur lui. Il assume également son soutien à son compatriote Alberto Contador.

« Je n’ai pas du tout l’habitude de lire ce qui me concerne dans la presse. Mais sur ce coup là on m’en a beaucoup parlé et j’ai fini par regarder, raconte l’Espagnol. Ça ne m’a pas fait rire, mais chacun son humour. Chaque pays a aussi un humour différent. D’un côté j’ai compris le premier sketch mais il y a eu beaucoup trop de réactions, regrette-t-il. Ça s’est multiplié jour après jour. Mais bon, heureusement, ça s’est arrêté.

« Le problème que vous avez en France, et je ne sais pas pourquoi, c’est que vous doutez de tout le monde. On ne peut pas m’accuser d’avoir la potion magique, parce que la potion magique, c’est le travail et les efforts, tonne-t-il avec conviction. Il y a des gens qui se sont dopés partout.  Je n’accepte pas qu’on m’étiquette ‘dopé’ alors que, depuis que j’ai sept ans, j’ai travaillé des milliers d’heures chaque putain de jour ! Au bout d’un moment, ça me fatigue. Sans se renier, il réitère son soutien à Alberto Contador, suspendu 2 ans pour dopage par le Tribunal arbitral du sport en février. Avant tout, je le soutiens parce qu’il est mon ami. Il dit qu’il ne s’est pas dopé et je le crois car c’est mon ami.

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Diokovic
: « Pas obsédé par qui que ce soit »

Rafael Nadal l’assure à longueur d’entretien: Novak Djokovic n’est pas une obsession pour lui. Battu sept fois consécutivement en finale par le Serbe (4 Masters Series, 3 Grand Chelem), il prétend se focaliser sur son jeu et les améliorations qu’il peut lui apporter. Prendre sa revanche sur le Serbe ne serait pas sa principale source de motivation. Voilà pour la théorie. Mais nul besoin de lire entre les lignes pour ressentir que le gaucher a été touché dans son orgueil de champion par ces échecs successifs.

« Je dois améliorer mon tennis de façon globale pour avoir plus d’options contre Djokovic, mais je ne suis pas obsédé par qui que ce soit, expose Nadal. Je pense à moi bien avant de penser à Novak, à Federer, à Murray ou à Ferrer. Le matin, je me lève pour essayer d’être meilleur que la veille. On verra si ça suffira pour battre ceux que j’aimerais battre. Novak est dans une forme spectaculaire, mais je suis passé très près de le battre en Australie… Il faudra que je sois plus fort, plus constant, plus solide mentalement et physiquement que l’an dernier face à Djokovic. Tous les changements que j’essaie d’apporter ne sont pas évidents. Il faut le faire, il faut essayer, y mettre du courage et de l’enthousiasme. » Nadal fend une nouvelle fois l’armure du joueur indestructible. « Tout le monde a peur, tout le monde a des doutes, je ne suis pas assez arrogant pour ne pas en avoir. »

Roland-Garros: « Le premier sentiment, c’est la nervosité… »

Co-recordman (6 titres) avec Borg de victoire sur la terre battue parisienne, l’Espagnol assure vivre « dans l’instant présent » et ne pas se projeter, pour l’instant, sur une septième victoire parisienne. 

« Si l’on me demande lequel de mes titres signifie le plus entre 2005 et 2011, la réponse pourrait être 2005, parce que le premier c’est toujours spécial. Mais en fait non, car avec l’expérience, les difficultés, les blessures, les défaites douloureuses (…) vous prenez mieux conscience de combien c’est dur de gagner.  J’aimerais beaucoup en gagner un septième … Mais il y a beaucoup de matches et de tournois d’ici là. A chaque fois que j’arrive à Roland-Garros, le premier sentiment, c’est la nervosité… »

Masters Miami - Tsonga pas verni à Miami

Publié le : 19-03-2012 | Catégorie : Articles Complets

Le tirage au sort du Masters 1000 de Miami n’a pas été tendre avec Jo-Wilfried Tsonga, qui pourrait croiser la route de John Isner en huitièmes, de Rafael Nadal en quarts et éventuellement d’Andy Murray en demi-finale. Gaël Monfils, lui, pourrait affronter Roger Federer en huitièmes de finale.

Pas facile. Le tirage au sort du deuxième Masters 1000 de la saison, le tournoi de Miami, n’a pas fait de cadeau à Jo-Wilfried Tsonga. Le Français voit sa route jusqu’aux demi-finales, où il pourrait retrouver Andy Murray, semée de grosses embûches. Car avant de penser à l’Écossais, « Jo » risque fort de défier John Isner dès les huitièmes de finale. Le géant américain, qui devra quant à lui se méfier du Russe Nikolay Davydenko au deuxième tour, entend poursuivre sa belle ascension de ce début d’année.

Finaliste à Indian Wells, où il a subi la loi de Roger Federer, le nouveau n°10 mondial entend confirmer ses promesses californiennes. Jo-Wilfried Tsonga, vainqueur à Doha en janvier puis demi-finaliste à Marseille (battu par Juan Martin del Potro), est toujours à la recherche d’un dernier carré dans un tournoi supérieur à un ATP 250 Series. A Miami, il aura encore peu de points à défendre puisqu’il avait été éliminé au 3e tour en 2011. L’occasion est belle pour revenir sur David Ferrer à la cinquième place du classement ATP. Mais même en cas de victoire sur John Isner, progresser plus loin dans le tableau relèverait de l’exploit.

Un Monfils-Federer en huitièmes ?

En quarts, c’est l’Espagnol Rafael Nadal qui se présenterait très sûrement face à lui. Le Taureau de Manacor, surpris par Gaël Monfils à Doha, n’a ensuite rendu les armes qu’en finale de l’Open d’Australie face à Novak Djokovic et en demi-finale d’Indian Wells contre un fantastique Roger Federer. Autant dire que s’il est encore à la recherche d’un « vrai » titre cette saison (Abu Dhabi était un tournoi d’exhibition), Rafael Nadal a bien récupéré de son marathon perdu à Melbourne et il est bien possible de le retrouver en finale à Miami. Quoi que sur sa route pourrait se dresser Andy Murray en demi-finale. Et si « Jo » résiste à John Isner puis au n°2 mondial, il lui faudrait contenir la rage de l’Écossais, frustré d’avoir été sorti dès le deuxième tour à Indian Wells par Guillermo Garcia-Lopez.

De l’autre côté du tableau, Gaël Monfils espère jouer les trouble-fêtes afin d’empêcher le rendez-vous pris entre Novak Djokovic et Roger Federer en demi-finale. Sauf que le Suisse pourrait se présenter face à lui dès les huitièmes de finale, avec peut-être l’Américain Andy Roddick tout juste accroché à son tableau de chasse. Avant de tenter de dérégler l’horloge suisse, La Monf’, elle, devrait se défaire d’Ernests Gulbis et Juan Monaco.

L’on pourrait savourer, aussi, un alléchant huitième de finale entre Juan Martin del Potro et David Ferrer et un troisième tour 100% espagnol entre Nicolas Almagro et Fernando Verdasco. Un deuxième tour, peut-être, entre Mardy Fish et le Français Jérémy Chardy et un autre entre Tomas Berdych et Nicolas Mahut. Au même stade de la compétition, Janko Tipsarevic pourrait retrouver David Nalbandian. Et pourquoi pas un huitième de finale entre Gilles Simon et Andy Murray ? Bref, un bien beau programme.